Beer / Bière

Publié le par miss link

Noise woke me up in the middle of the night again. Second time this week, and it's only Thursday. I am not looking forward to the weekend.

I bet that's what it's like to live right above a pub in Dublin. In the restaurant and pub area on the top of it.

Thursdays, Fridays, Saturdays, and now even most Sundays are nightmares. Drunk people oozing from the pub shouting, singing, fighting, vomiting. The cops more often than not, with sirens and all, drugs and vomit and condoms on the sidewalk in the morning - luckily, sometimes I also find money on the pedestrian path, as people often get so drunk they don't realize what they are doing with their money. And if they count it the next day, they probably feel ashamed for spending so much on booze, when they actually just lost a couple of notes.

That's the beer! It makes Irish people crazy. I always found it amazing how people at work talked from Monday to Wednesday about last weekend and how they got pissed and can't remember a thing and it was great, and from Wednesday to Friday they talked about how they were going to get pissed next weekend and it's going to be great.

My different interests drove me away from the city center on weekends very quickly after I arrived in Ireland.

 


 

"Une bière!" Sa voix était impérieuse, comme celle de quelqu'un qui a rarement été contredit, et qui de toute facçon ne l'accepterait pas. Il était debout, raide, accoudé au bar d'un geste plus rigide que confortable.

Le PDG d'Electrolys. Je suis sûr que c'était lui. Je l'ai déjà vu en photo dans le journal, mélé à différents scandales ces dernières années. Les journalistes essaient tour à tour de l'enfoncer, mais il semble rebondir à chaque fois, plus fort que jamais, de plus en plus intouchable.

Au moment où le barman lui servit son demi sur le comptoir, la porte du bar s'ouvrit violemment et une scène tout-à-fait inattendue se déroula: une jeune femme blonde entra, les poings serrés, les joues rouges et les yeux brillants. Ses cheveux longs étaient en bataille, et son tailleur Chanel était froissé, sali et déchiré par endroit. Elle avait du sang un peu coagulé sur la tempe gauche. Elle le repéra immédiatement au bar, et s'avança vers lui comme une furie.

"C'est toi! Avoue!", elle hurla.

Il écarquilla les yeux tandis qu'elle commença à le frapper de ses poings sur le torse, les bras et le visage.

"Tu as essayé de me faire tuer! SALAUD!"

Deux gorilles entrèrent alors, la prirent chacun par le bras fermement, et la trainèrent jusqu'à la sortie.

Le PDG se rajusta et, comme si rien ne s'était passé, sirota sa bière.

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