Mark part 4 / Pierre 4ème partie

Publié le par miss link

Mark part 4

 

At 11:30 Mark's phone rang. The sound invaded the whole closet, and it took him a few seconds before he found it in his back pocket. He saw that he had a few missed calls, and wondered how on earth he had been able to miss calls if the phone had been there all that time. He pushed the green button, and answered “Hullo?”, and then immediately corrected, after remembering it was his work phone “Mark Jackson, Davis Estate Agency, How may I help you?”

“Hello Mark, this is Philip Walsh. Remember me? You sold a house to me ten years ago.”

“Ah yes Philip! I remember! It was the first house I sold in my career! How are you doing?”

“Not bad Mark, I just wish to sell the house again.”

“Really? Moving on?”

“Yes I might move out of the country altogether, as a matter of fact”

“OK Philip. So let me find the file on the house and see what value it is likely to be now. Did you change anything to it?”

“Erm not much, just renovated a few bits and pieces, redid the electricity, checked the plumbing recently, it's all ok, the roof is also fine, the garden was landscaped, and, oh yes, I added an extension at the back. Can be used as a garage, or converted to a rental flat, a workshop or anything else.”

“Wow sounds great! I need to check on a computer, run a simulation and see how much it is likely to be worth now. Also I can drop by this afternoon to see it and value it. Would you be available?”

“Yes anytime! The sooner the better. I would like to get this sorted as soon as possible.”

“Fine. I will give you a call back as soon as I know what time I am likely to be there.”

“Thank you Mark! See you later!”

“See you Philip! Bye.”

Mark hung up. His first sale was coming back. He remembered the young couple he had sold the house to at the time.

 


 

Pierre 4ème partie


Quand Gilles sortit, Pierre resta quelques instants la tête entre les mains devant son ordinateur. Il avait l'impression que sa tête, et tout son corps, étaient devenus lourds, si lourds qu'il pouvait à peine les bouger ou les porter. Une grande lassitude l'envahit et il se serait couché par terre s'il avait été sûr qu'on ne puisse pas le voir de l'extérieur du bureau. Mais une pudeur professionnelle l'en empêcha, et il décida de prendre sa pause de midi. Il attrapa sa veste, ferma son bureau et se dirigea d'un pas rapide vers la sortie. Il traversa le parking et poussa la porte de chez Charles. Il était encore tôt, et le café était encore relativement vide. Il reconnut quelques collègues qu'il connaissait peu à une table à droite du café. Il les salua d'un signe de tête, et se dirigea vers la table la plus au fond à gauche, loin de tous. Il avait besoin de calme pour se retrouver.

La serveuse vint immédiatement le voir. « Mr. Edain, comment ça va? »

Il esquissa un sourire un peu triste. « Pas trop mal, Sylvie. »

Elle sourit chaleureusement, et il décela une pointe de compassion dans son expression. « Je vous recommande le plat du jour. La bavette est vraiment excellente, et la sauce du chef vaut son pesant d'or. »

« Eh bien d'accord, Sylvie. Mettez-moi un verre de Bordeaux aussi, et une salade et des frites en garniture. »

« Pas de problème. » Elle hésita, puis, avant de partir, ajouta: « Je sais que vous êtes en plein travail, mais... je peux vous proposer un apéritif? »

Il la regarda fixement pendant quelques secondes, se demandant s'il portait son mal-être comme un post-it au milieu du front, ou bien si elle avait un sixième sens particulièrement développé.

Il finit par répondre: « D'accord. Un Lillet blanc alors. »

Elle sourit, fit volte-face et repartit.

Il se sentait vide. Voilà. C'était ça. Comme si rien n'avait de sens. Aucune partie de sa vie, aucune de ses actions, aucune de ses possessions, de sa maison suréquipée à sa Mercedes dernier cri. Il était seul, et vide. Perdu. Sylvie apporta son Lillet, et il vida le verre d'un trait.

 

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