Rain / Pluie

Publié le par miss link

I woke up today on the sound of rain falling on the velux window. Right over my head.

That didn't put me in a great mood. I started imagining what it was going to be like to step out of the house to go to work, to navigate between the puddles to get to the bus stop, while holding simultanously the umbrella, the laptop bag and the handbag. Crossing streets where drivers seem to enjoy splashing pedestrians by driving into puddles at the maximum speed possible. No it didn't look good.

I let out a sigh, brushed my hands across my face, and pushed the bed covers away.

I tried to go back to my positive thinking habits, reflecting that it was Spring, and showers are normal at that time. They don't last long, and usually don't drown everything. I took a few deep breaths while I was brushing my teeth, and soon felt better.

Downstairs in the kitchen, I made myself a strong espresso, and sipped it with delight. Munching on a couple of biscuits at the same time, I almost felt like I was back in Italy. I remembered the warm colors, the noises and joy on the street, I gave a few fond thoughts to the wonderful Italian man I had met there. And stepped out. The rain caught me by surprise again.

In fact, Spring showers or not, the street was almost drowned in water, and there was no way I could reach the bus stop without walking into some deep puddle. Thoughts and memories of Italy vanished at once. I could have cried.

 


Il pleut. Cela fait trois jours qu'il pleut sans arrêt. J'aimerais mieux qu'il neige je crois. Parce que au moins quand il neige je n'ai pas le choix, je suis bloquée à la maison, et n'ai pas la possibilité d'aller courir en ville ou faire des courses ou chercher un paquet à la poste ou tout simplement aller au travail. Là, il ne fait que pleuvoir.

C'est insupportable. Il y a tout un rituel contraignant avant de sortir. Parapluie, pardessus, bottes. Puis on sort. Avec un peu de chance il y a du vent, et le parapluie ne sert à rien à part encombrer. Les rues, normalement dangereuses à cause des nids de poules et autres trous, le deviennent encore plus à cause des flaques et des pavés glissants. Les voitures ne ralentissent pas pour autant, donc on se retrouve vite trempé de la tête au pied, brandissant son parapluie fermé comme un poing en direction de l'automobiliste indélicat... Mais ça ne sert à rien de s'énerver, ce n'est que le début.

On ouvre la voiture, et le simple fait de mettre ses affaires dedans a déjà mouillé le siège du conducteur. On s'assied donc, les habits qui avaient par miracle réussi à rester secs se mouillent.

On met le chauffage à fond, mais il fait vite trop chaud, étouffant, et l'eau qui s'évapore fait de la buée sur toutes les vitres. On a l'impression d'être dans un igloo. Et bien sûr, on arrive au travail en retard, et les seules places qui restent sont à l'autre bout du parking. On traverse le parking à pied en ronchonnant, on arrive à son bureau, on se pose en étalant ses affaires pour qu'elles sèchent le mieux possible, et on passe la journée à grelotter en essayant de sécher. Facile de se chopper un rhume dans ces conditions.

Pfff. Ca donne pas envie de sortir. Je ne crois pas que je vais y aller aujourd'hui. Après tout, je prends mes jours de maladie en prévention.

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