Vodka

Publié le par miss link

He opened the freezer, looking for ice. He rummaged through bags of peas, a chicken, ice cream and bread, and finally found the ice cube tray. With a relieved sigh, he pulled the tray out, closed the door, and pushed two ice cubes into a wide glass. He poured a shot of vodka over it, and some tomato juice. He squeezed half a lemon into it, sprinkled a bit of celery salt on top, and pulled a straw from the drawer. This was his favorite cocktail. Not quite as spicy as a Bloody Mary, but just right for his taste buds. Impossible to get it from a bar, of course, he had to make it himself. And that was his joy after a hard day of work. Like today.

He let himself fall on the couch, and grabbed the glass, sipping from the straw and thinking about the day.

He hated his boss. Yes. No doubt about that. That woman was a fury.

He cringed at the thought of her shouting abuse to him across the office, making him feel ashamed, belittled, ridiculous.

He resented the smiles in the corners of his colleagues' lips after the clash. He resented his own red cheeks, and hated the fact that his blushing looked like an admission of  guilt. He took a couple of long sips of the cocktail, and felt his heartrate come down. Thank God for Vodka and tomato juice.

 


 

"Et une bouteille de vodka s'il vous plaît!"

Il paya, prit la bouteille d'alcool, et la bouteille de jus de fruits, et joua des coudes pour retourner s'asseoir à la table où ses amis l'attendaient. Il fut accueilli comme un héros par les trois autres garçons qui commencèrent immédiatement à se servir des cocktails bien tassés. L'ambiance était à la liesse, et il se sentait gagné lui aussi par l'excitation ambiante. Il regarda ses amis, trois jeunes hommes de 18 à 20 ans, avec des coiffures mi-longues très à la mode et des habits de marques. Trois jeunes hommes dont les parents se saignaient aux quatre veines pour leur payer des études, et qui gaspillaient l'argent à qui mieux mieux en fêtes, alcool, habits et autres distractions. Lui par contre, était dans une situation différente. Ses parents avaient vraiment de l'argent. Il vivait probablement mieux avec l'allocation mensuelle que lui versaient ses parents, que la plupart des personnes entre 20 et 40 ans qui travaillent. Alors il payait les tournées. Souvent. Il se demanda un instant si ses amis n'étaient là que pour son argent. Sa voiture, ses invitations dans la maison à la plage ou à la montagne, ses avantages auprès de différents clubs. Il repoussa vite cette idée, et se versa lui aussi un verre de vodka agrémenté de jus de fruits. Il sentit la chaleur monter le long de ses joues, et rapidement se laissa aller à une gaieté superficielle. Il ne remarqua pas, alors qu'il dansait, que ses amis étaient en train de fouiller dans son porte monnaie et de glisser des billets dans leurs poches. Il ne valait mieux pas qu'il le sache...

Publié dans Ecriture

Commenter cet article