The miracle of writing / le miracle de l'écriture

Publié le par miss link

Something amazing just happened: the day passed, and I hadn't written here. I had brushed my teeth, gone to bed and switched off the light, and there it started. A strong feeling nagging at the back of my mind. "You committed to it", it said, "just do it". "Get up and do it". And it continued, until I just had to get up again to write. Wow. This is a first.
So I am listening to Joan Osborne's Cathedrals and writing here, while my sweetie is happily asleep in the warm and comfortable bed. And I actually feel great. Well, first I love this song - just set it on repeat - and hadn't listened to it in a while.
And there is something else.
 As I switched on my computer again, and opened firefox to get to over-blog, and finally started to type on the keyboard, it felt like something started flowing in my stomach. Something as comforting and sweet and warm honey - although warm honey must actually be quite sickening. So let's say the thought of warm honey instead. The sound of the words warm honey. It feels like relief and joy all at once. Something that says YES inside, some kind of song being sung above my head by celestial beings, and that I can sing the chorus with: For this I came, for this I came.
I feel my inner dancer breathing again. I feel my soul alive again. I feel like shouting and singing and jumping on the bed, although my body doesn't actually want to move from the couch. It all happens in my fingers and mind. I am doing all these things. The writing sets them alive. I am on fire. Fingers dancing on the keyboard, I don't know where I stop and where the universe starts. The miracle has happened. I am writing.


Voilà. Comme je viens de l'écrire en anglais, il vient de se passer quelque chose d'extraordinaire. Mon envie d'écrire m'a sorti du lit où je m'étais confortablement installée, lumière éteinte, pour passer une bonne nuit. Mais non. Je n'avais pas écrit aujourd'hui, ou du moins pas assez, vu que je n'ai pas réussi à rester allongée.
Alors tout doucement, je me suis levée, j'ai repris mon ordinateur, rallumé, rouvert firefox, et me voilà.
Et c'est la première fois que ça se produit. La première fois que mon désir me pousse à écrire comme la faim aurait pu me pousser vers la porte du frigo. Et j'écris. Et je me sens bien. Et je n'ai pas envie d'arrêter. Une sorte d'exaltation m'envahit. J'ai envie d'écrire plus, plus fort, plus longtemps, plus profond. Je vois la fin de cet article approcher et j'ai envie de continuer à écrire. Aller plus loin. Aller chercher au fond ce qui a vraiment envie d'être écrit. Ce qui a vraiment besoin de sortir. J'ai envie d'écrire jusqu'au bout de la nuit. Mon esprit conscient m'interrompt là et me dit "ouais, alors là, ça m'étonnerait", et peut-être qu'il a raison, peut-être pas. Ce n'est pas important. Ce qui importe c'est moi, le clavier, les mots qui sortent, le moment présent, les écouteurs vissés sur les oreilles avec une playlist deezer que j'adore. Et écrire. Ecrire comme si ma vie en dépendait. Comme si je n'allais plus jamais respirer si je n'écrivais pas. Ecrire parce que je n'ai pas le choix. Ecrire parce que je l'ai choisi. Ecrire, et c'est tout.

Publié dans Ecriture

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