Sun / Soleil

Publié le par miss link

It's sunny today. Not one cloud in the sky, bright, almost warm. Blue skies and cheerful people;

I hate it.

I don't feel cheerful.

Why would the weather contradict me so much? Why are people smiling when I feel so miserable?

I want rain. I want wind and thunderstorm. I want to feel like there is an outside reason why I feel so awful.

But I'd better face the evidence: there isn't.

Aaaargh.

So what now? What do I do with that gap?

 

She stopped writing for a second and looked up. A bird, flying, landing and hopping right next to her seat made her cringe with its intrinsic joy and sorrowlessness. She looked down again. Her throat felt so tight she could barely swallow.

She raised her hand, catching the waiter's attention, and ordered a whisky. Dry, no ice. So what if it was 2pm and most people were drinking coffee or sodas. She felt like something strong. She needed it.

She grabbed a book from her bag and started reading. To no avail. She couldn't concentrate. She closed the book again, and slammed it on the table. She saw the waiter with her whisky on his tray, almost smiled, and payed the ridiculous 6 euros he asked for. Bloody expensive but who cares. She just needed it. She took a sip and put the glass down again. The bitter liquid felt perfect. Strong. Vengeful. Full of anger and hatred for her oesophagus  and stomach. She smiled. And frowned again.

She opened her notebook again and fidgeted with her pen. She didn't know where to go in her mind anymore. She took another sip. Felt her forehead relax. Took another sip. Felt her pen ready.

She took the glass and finished the golden liquid in one gulp. Her hand started moving across the paper, and didn't stop for the next hour.

 


 

Il ouvrit les yeux et s'étira en regardant la luminosité à travers les rideaux. Il sourit en pensant à la belle journée de printemps qui s'annonçait. Il se frotta un peu les yeux, puis d'un mouvement rapide sauta en bas du lit, et commença sa première série de pompes matinales. Il enchaîna sur quelques abdos, puis sauta sur ses pieds, et se dirigea d'un pas rapide vers la douche. Il fit ses ablutions en chantonnant, puis se sécha et s'habilla rapidement.

Il prit un petit déjeuner hyperprotéiné avec un café, et se demanda tout à coup s'il n'avait rien oublié pour sa journée.

Il s'agissait d'un jour spécial, et il voulait absolument que tout se passe parfaitement.

Il repassa les différentes étapes dans sa tête, et ne trouva aucune faille. Confiant, il ferma sa maison, et s'installa au volant de sa nouvelle Toyota Prius, et démarra.

Il fallait d'abord passer chercher sa fiancée, pour lui faire la surprise de la journée. Le ciel était parfaitement dégagé, un excellent augure pour ce qu'il avait prévu.

Il arriva devant la maison de sa fiancée, descendit de sa voiture et sonna. Il attendit.

Aucune réponse ne vint. Il sonna de nouveau. Il sourit à l'idée que sa fiancée pourrait ne pas être levée encore.

Il regarda à l'arrière de la maison, et vit que sa Chevrolet rouge y était garée. Il en profita pour aller jeter un coup d'oeil par la fenêtre de sa chambre, attendri déjà à l'idée de la voir endormie.

Mais lorsqu'il y arriva, ce qu'il vit effaça son sourire de ses lèvres. Il remarqua d'abord sa fiancée, qui dormait en effet tranquillement, mais observa ensuite une anomalie qui ne l'avait d'abord pas frappée: il y avait des pieds en trop qui sortaient du drap en bas du lit. Les deux siens, et deux autres pieds, plus grands, intercalés avec les siens.

En regardant plus haut, il vit le bras musclé et poilu qui enlaçait les épaules de sa bien-aimée.

Et là il sentit les larmes envahir ses yeux.

Il se détourna et courut à sa voiture, s'y enferma et démarra en trombe.

Depuis cette journée, il détesta cordialement toutes les journées de printemps ensoleillée qu'il lui fut donné de vivre.

Publié dans Ecriture

Commenter cet article