Rose part 8 and end / Gilles 8ème partie et fin

Publié le par miss link

Rose part 8


Philip arrived an hour later, and he wasn't alone. Only the person with him was a man. They got down from the man's car and laughed together. Rose felt a shiver shock her whole body. Could it be that her son was gay? Could it be that she hadn't seen or felt it before? At that point he saw her and stopped laughing abruptly. He didn't look pleased to see her. At all.
He looked down to her and said: “Mother. What are you doing here.” His voice was icy and made her shiver.
She answered simply: “I was worried about you.”
He shrugged slightly, and introduced the man: “This is Mark, my estate agent. He is here to look at the house again to see how we can arrange it so it can be sold as soon as possible.”
“Why are you trying to sell your house Philip?” Rose felt confused. She didn't understand what was happening to her son. Maybe he really was gay.
His eyes softened, he wrinkled his nose into the facial expression he often wore when he was intensely happy, and said: “I want to move away from England. There is nothing for me there anymore...” He paused, looked like he was lost in his thoughts for a few seconds, then added: “I am moving to Spain.” He looked over at the estate agent. “Mark has a house in Spain, he will rent it to me until I find something else. He has contacts over there too, who should be able to help me find a job. I'll have something to do there.”
Rose took a deep breath in. She didn't get it. “You want to get away from me?”
Philip hesitated an instant before saying: “Not everything in my life has to do with you.”
But they both knew that wasn't entirely true. She felt a pinch in her heart. Maybe it was time to let her little boy go. Yes, maybe.

The end

 


 

Gilles 8ème partie

Le trajet entre le travail et la maison se déroula un peu comme dans un rêve. Un peu comme si la voiture conduisait toute seule, s'arrêtant docilement aux feux rouges et aux stops, n'oubliant pas le clignotant et les changements de vitesse. Gilles, lui, était nerveux, anxieux. Il s'étonna de ne pas être plus serein après une telle décision. Si c'était la bonne chose à faire, ne devrait-il pas être en paix avec lui-même? Mais la question qui le travaillait le plus était: était-il déjà trop tard, ou avait-il encore une chance de tout rattraper?
Il tourna dans l'allée, se gara devant la maison, et descendit de sa Ford Focus. Il était un peu après midi. La Yaris rouge de Diane était dans l'allée, elle devait être rentrée pour manger. Il entra dans la maison, et annonça qu'il était rentré. Diane était au téléphone, et elle termina la conversation abruptement, et se retrouva face à son mari, les joues un peu rouges et le regard fuyant. Gilles déposa un baiser sur sa joue et lui dit: « Tu as un moment? J'aimerais te parler. »
« Oui bien sûr. Mais qu'est-ce que tu fais ici à cette heure? »
Gilles lui prit la main et la guida vers la table de la salle à manger. Il s'assit à côté d'elle, et commença.
« Voilà. J'ai compris hier que je n'avais pas été présent pour toi, ni pour Emilie. Je me suis immergé dans mon travail, et je vous ai oubliées. Mais j'aimerais rattraper mes erreurs. Alors j'ai pris deux mois de congés sans solde, pour passer du temps avec vous. »
Diane baissa les yeux. Quand elle les releva, Gilles y nota une sorte de mélange entre honte et colère.
« Tu crois que c'est aussi facile que ça? Ca fait 16 ans que je m'occupe d'Emilie toute seule. Tu crois que tu peux débarquer comme ça, prendre un congé et tout réparer? Ca fait combien d'années que tu m'as pas regardée? Et tu crois que comme ça en un claquement de doigts tu peux réapparaître et tout ira bien comme par magie? »
« Euh... non bien sûr... » Gilles se sentait pris en faute comme un collégien. Il eut honte d'avoir pensé qu'en effet une décision prise après 16 ou 17 ans pourrait réparer les choses rapidement. « Il va falloir que tu réapprennes à me faire confiance, qu'on travaille sur notre couple... »
« Et si j'avais pas envie de réapprendre? Si j'avais plus envie d'essayer? Tu y as pensé, à ça? »
Et non, il n'avait pas pensé à ça. Pour lui il était évident que Diane ne lui avait parlé que dans l'optique de réparer leur couple et leur famille. Et là d'un coup il se rendit compte que ce n'était peut-être pas le cas. Il sentit ses jambes flageoler.
Diane reprit: « C'est un peu facile, hein de prendre une décision comme ça, et de s'attendre à ce que tout rentre dans l'ordre parce que Monsieur a fait un sacrifice de carrière. » Puis elle se calma d'un coup, et poussa vers lui une liasse de papiers qui se trouvait sur la table.
« C'est trop tard Gilles. Je veux divorcer. »
La nouvelle l'atteignit au milieu du ventre. Il mit du temps à reprendre sa respiration. Il prit sa tête entre ses mains, et sentit qu'il serait vain de combattre la décision de Diane. C'était trop tard.

Fin

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