Rose part 4 / Gilles 4ème partie

Publié le par miss link

Rose part 4

 

The next morning at 9am, she called. And then again at 11am, 12pm, 1pm, and every half hour after that until 9pm. She didn't leave a message every time, but left enough of them to make her son feel guilty whenever he was going to pick them up. And well deserved, she thought. She was getting physically ill with worry. Her hands were shaking all the time now, she couldn't sleep, she couldn't sit down, her hip was killing her with all the pacing up and down, and she felt nauseous all day and could barely eat. She was angry. But she wasn't used to letting her anger out just like that. She was more the kind of women who would say nothing, swallow it down, and then punish her offender until she felt appeased again. She was plotting. She was going to wait for another night, and then she was going to go there. Even if she was going to meet the woman who had caused that mess. Her mouth pouted as she thought about her. It had to be a woman. She was sure of that. What else could pull her Philip away from her. She felt something acidic come up from her stomach in a wave of nausea. The thought of a woman was making her sick.

She tried another approach. Grabbed her needles and wool. Sat down in her armchair, and started knitting. The blue wool was soft and made her feel calmer. She was knitting socks and scarves for the charity event of the parish. They would be sold, and the money would be used to help the poorest families in the parish. She felt good doing that. She almost forgot about Philip for about half an hour. Then a surge of anger pushed her up again, and she found herself standing in front of her armchair, shaking, with her wool and needles on the floor and a few stitches fallen from the row she was knitting. “Holy Mother of God”, she thought. “I need to get a grip on myself.”

So she called Barbara. Thank God her dear friend was always there to listen and advise.

 


 

Gilles 4ème partie

 

Il savait qu'il avait pris la bonne décision. Il but une petite gorgée de son café bien chaud. Il imagina quelques instants ce que pourrait être sa nouvelle vie. Se lever le matin, passer du temps avec sa femme avant qu'elle ne prenne son service, passer du temps de qualité avec sa fille, faire des choses ensemble, l'amener au cinéma. Il se demanda si, à 16 ans, il n'était pas trop tard pour rattraper la catastrophe de sa relation avec sa fille. Ou, en fait, de son absence de relation. Il se rappela de la première fois qu'il avait tenu Émilie, du petit être palpitant dans ses bras alors qu'elle venait de naître. Il s'était senti si fier, si heureux, si plein d'amour. Et puis, ensuite, il avait laissé Diane s'occuper des détails pratiques, comme il les appelait. Forcément, elle l'allaitait, alors il ne pouvait s'immiscer dans le rituel nutritif, et il avait aussi sans effort laissé la main pour toutes les décisions se rapportant à la vie et au bien-être de leur fille. Il avait même commencé à parler à Diane de « sa fille » plutôt que de « leur fille », comme si le sujet ne le concernait plus depuis que la semence avait quitté ses reins. Il avait honte maintenant. Honte de ces soirées passées au travail ou devant le foot avec les copains quand Diane se dépatouillait toute seule avec les courses le ménage, Émilie, et son travail. Il n'avait pas été présent. A un tel point qu'il n'avait même pas imaginé qu'elle puisse se lasser de cette vie, et espérer quelque chose de mieux. Il posa ses deux mains à plat sur la table, de chaque côté de sa tasse, et les regarda un moment. Puis il serra les poings aussi fort qu'il pouvait. Et se leva d'un coup. Il était temps d'aller voir Mr. Edain.

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