Rose part 3 / Gilles 3ème partie

Publié le par miss link

Rose part 3

 

A day had passed. Rose had to remind herself. He is a good boy. Barbara is right. Philip cares about me. He wouldn't just disappear on me. He is just busy. Maybe he got a job, that would be great. She felt like her heart jumped a bit with excitement on the potential new job of her son. Immediately the joy went down. He wouldn't even have called her to tell her? Maybe it had all been decided in a rush and he had a lot to do, she tried to calm herself down. She called again.

“Hi Philip. It's mum. Please call me back I am worried.” She hung up and looked at her hands shaking. How could he do this to her. She was getting old, her heart was weak. He was SUPPOSED to stay in touch. She paced up and down in her living room. Sat down on her favorite armchair, but almost immediately got up again. She was too anxious to stay still. She considered hopping into the bus and getting to the other end of the city to see if everything was alright, but she had her pride. She didn't want to beg for his attention. And she did not want to do the whole journey to find out that some wench was the reason for his silence.

So she waited. She did nothing all day. She sat in her armchair and walked in circles and obsessed and brooded and wallowed in her lonely misery all day. Tomorrow, she thought. Tomorrow he'll see.

 


 

Gilles 3ème partie

 

Gilles voyait bien que Lucie était submergée, qu'elle ne savait pas quoi faire de ses confidences. Mais cela l'aidait tellement de parler qu'il ne put s'arrêter face à son désarroi. Il se rendait compte de tout maintenant. Les signes avant-coureurs, sa fille et ses régimes à répétition alors qu'elle n'avait rien à envier à Claudia Schiffer (eh oui c'était sa génération de top models, un peu passée peut-être, mais il ne connaissait pas les nouveaux, et aucune ne retenait son regard, avec leurs joues creusées, leurs côtes saillantes et autres attributs qui n'appartenaient pas, selon lui, à une femme attirante). Il voyait à quel point il avait ignoré sa détresse. Il se sentait coupable de n'avoir pas relevé les sons de vomissements qui venaient de plus en plus fréquemment de la salle de bain de sa fille. Il avait mis cela naïvement sur le compte de troubles digestifs passagers, de gastros ou d'anxiété avant des examens. La situation était tellement plus grave. Où était passé sa petite fille aux bonnes joues rondes, heureuse de vivre?

Lucie décida de s'échapper à ce moment-là, prétextant une préparation de rendez-vous qu'elle avait dit ne pas avoir à faire auparavant. Il sourit un peu tristement, et la laissa partir. Elle avait eu sa dose. Il ne pouvait pas lui en vouloir. Mais il avait commencé à réfléchir à tout ça, et il n'avait pas l'intention de s'arrêter là, qu'il ait une audience ou non. Il commanda un autre café, ajouta pensivement du sucre et se remit à réfléchir en tournant sa cuillère dans la tasse. Il avait pris sa femme pour acquise. C'était sûr. Depuis combien d'années n'avait-il plus essayé de la séduire? Il sentit tout son corps s'emplir de tristesse en se rappelant leur premiers moments ensemble, et de combien il avait été sûr, certain à 100% que c'était la femme qu'il voulait épouser et aux côtés de laquelle il voulait finir sa vie. Et maintenant. Et maintenant...

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