Philip part 7: the end / Lucie 7ème partie et fin

Publié le par miss link

Philip part 7

Philip apologized for waking her up. She didn't listen. She attacked:

“What happened to you? Have you forgotten your old mother?!? You didn't call me back in THREE DAYS!!”

“Well, I was...”

She interrupted: “I was worried sick! What do you think? Do you think my heart will hold on if you treat me like that? And then you call me at 6 in the morning? Who do you think you are?”

“MUM!”, He shouted, “Stop talking! Let me explain!”

“There is nothing to explain! You just don't give a damn about your old mother. Ungrateful child.”

He felt the anger rise in his chest. “I WAS SICK! For God's sake will you just listen?”

There was silence for a while. And then: “Philip I do not like you taking the Lord's name in vain.”

He sighed. Another one like that and he was going to hang up. But he controlled himself and said with a voice that sounded calm, but shook a little: “Mum, I have been sick. I have had a lot of fever these past three days and I didn't hear the phone. In fact I didn't get up in three days.”

He paused. She didn't answer at first. After a while she said in a very low voice: “Your excuses are getting weaker Philip. I mean, I KNOW you are strong as a horse. How do you want me to believe that you were sick?”

This time he had had it. He hung up, closed his hands, and threw one very violent punch into the concrete wall. “DAMNED WOMAN!” he cursed, shaking his hand loose.

He went straight to the fridge and took a beer. He didn't care that it wasn't yet 7 am. He needed a drink. He sat down at the kitchen table, and tried to think. What now?

He wanted to sever the ties with his mother. He had enough. He wanted to change his life. He had been such a loser all those years. Such a mommy's boy. He hated it. Now was time to take his life in his own hands. Yes, he thought.

He smiled to himself. Maybe he could move away from England. Emigrate. He had always wanted to see the world, and wanted to spend some time in Spain. He probably had just enough money to move there, and if he sold the house, he could be quite comfortable for some time there. Then he would find work. Or whatever. Life would be easier in Spain for sure. He would be away from his mother. That had to be bliss.

He smiled again, looked at his watch: 7:30am. Too early to call the estate agent for his house. So he started to make a list of all the things he would have to do to move. And for the first time in years, he felt good.

The end

 


 

Lucie 7ème partie

 

Quand Lucie sortit du bureau de Mr. Edain, elle sentit un poids s'abattre sur elle. Elle mesura d'un coup l'énormité des responsabilités qui venaient de lui être attribuées. Elle sentit ses jambes trembler, et tira vite à elle une chaise du bureau voisin, sur laquelle elle se laissa tomber. Elle prit sa tête entre les mains, et se sentit suffoquer. Elle allait devoir gérer son travail, pour lequel elle n'avait jamais trop de temps, et les plus gros dossiers de Gilles en plus. Accablée par l'ampleur de la tâche, Lucie eut une sorte de sursaut réflexe: elle se mit à passer sa vie en revue. Comme si elle essayait d'en tirer un sens, ou une notion des valeurs ou priorités à suivre en cas de surmenage.

Elle avait trente ans, était célibataire, n'avait jamais été vraiment amoureuse de sa vie. Elle l'espérait du moins. Parce que si ce qu'elle avait vécu, c'était l'amour, elle préférait s'en passer. Mais une intuition lui laissait l'espoir qu'elle pourrait encore rencontrer quelqu'un avec qui ce serait différent, avec qui elle pourrait partager des choses sans perdre son libre arbitre ou sa tête.

La seule chose qu'elle avait fait depuis ses vingt ans, c'était travailler. Étudier, réfléchir à sa carrière, pour être embauchée dans l'entreprise où elle était toujours, et commencer au bas de l'échelle pour monter, promotion par promotion, jusqu'au poste qu'elle occupait actuellement.

Elle avait bossé bossé bossé. Elle n'avait rien laissé, ni personne, lui barrer le chemin de sa réussite professionnelle. Et là, en un instant, elle se posa la question: était-ce le bon chemin? Était-ce vraiment ce pour quoi elle était faite, pour quoi elle était née?

Et là elle arrêta de penser quelques instants. Cette question avait généré un vide dans son esprit. Une sorte de no man's land. Elle ne s'était jamais autorisée à remettre en question la direction dans laquelle elle avait conduit sa vie. Et là, au moment où tous ses efforts étaient sur le point de porter des fruits, où on la testait pour le poste de cadre supérieur qu'elle avait rêvé, elle ouvrait la boîte de Pandore. La boîte des doutes, des questionnements sur le vrai sens de la vie. Elle se maudit intérieurement de sa faiblesse.

Elle regarda autour d'elle et se rendit compte qu'elle était toujours assise à une table vacante à quelques mètres du bureau de Mr. Edain. Elle se leva péniblement, et retourna à son bureau, le cerveau embrumé de pensées contradictoires. Une fois arrivée, elle s'assit, roula dans son fauteuil jusqu'à être exactement en face de son ordinateur, et rafraichit sa boîte mail machinalement. Elle regarda ses nouveaux courriels sans les voir vraiment, consciente d'une drôle de sensation au creux de son estomac. Une sensation à mi-chemin entre la nausée et l'excitation, sur laquelle des mots se superposèrent bientôt. Je veux un enfant.

Immédiatement la peur prit le dessus. Comme si une multitude de personnages se confrontaient à l'intérieur d'elle même et lui criaient leurs pensées en même temps dans les oreilles. Mais toujours, au plus profond de la cacophonie, les mots devenaient une rengaine. Je veux un enfant. Je veux un enfant. Oui c'est ça. Je veux un enfant.

 

Fin

Publié dans Ecriture

Commenter cet article