Memories / Souvenirs

Publié le par miss link

I started yesterday to do the exercises of the book "Room to write" by Bonni Goldberg (I remember buying that book thinking it was one of Natalie Goldberg's book, and being surprised at how different the style was. Of course!! It wasn't Natalie Goldberg's at all!!!).

Today's exercise is: I remember...


I remember the dog I had as a little girl. She was a boxer, and I was told many time that she used to watch me when I was a baby. My parents would leave me in my crib, the dog would lie underneath and would only allow members of my family to get near it. That dog used to hate the postman as well. I remember hearing tales about her eating his car's tires, or him being so scared he would not get down from the car and would honk until someone got out of the house if he had some package to deliver. I remember when she died. She had eaten rat poison, and she disappeared for a day, only to come back and die near the house. I don't remember if I was sad or not.
However I remember being extremely sad when my dad ran over my little cat by mistake. The cat was lying right next to a tire of the car, and when my dad took the car to bring me to school, the cat didn't have time to escape the tire's bite. I was about 13 at the time. Probably one of my first real feeling of grief. I had a hard time concentrating at school that day. I also felt guilty to be so affected by the death of an animal. I remember that most of the people I talked to that day told me to just get over it and that it was only a cat for God's sake. That was hard to swallow.



Donc, l'exercice d'aujourd'hui est à propos de nos souvenirs.

Je me souviens des copains à l'école. Enfin je dis les copains. C'était plutôt des camarades de classe. La seule amitié que je conserve date du lycée, et on s'était perdues de vue pendant une quinzaine d'années avant de se retrouver et de se rendre compte qu'on avait toutes les deux parcouru des chemins similaires. Non, les autres enfants / ados à l'école c'était plutôt l'ennemi. Après avoir essayé de m'intégrer des dizaines de fois, et m'être fait rabrouer plus ou moins violemment (je ne sais pas, je devais être différente comme enfant, dégager une énergie qui plaisait pas aux autres, ou bien peut-être que je n'ai pas trouvé les bons mots de passe pour être "populaire" ou entrer dans un groupe), je me suis dit qu'il valait mieux rester seule, et au fur et à mesure des années je me suis construit une carapace de solitaire, d'intellectuelle, limite d'associale. Pfff. Que de mal-être. C'est marrant mais ça m'a suivie longtemps cette identité de solitaire. Je me suis réfugiée derrière bien des fois, quand c'était plus confortable de rester dans mon coin que de prendre le risque de me faire - encore une fois - rejeter.
Je me souviens aussi des fois où un autre enfant essayait de venir vers moi gentiment, et je lui fermais la porte au nez par peur que ce soit un piège ou que ça me retombe dessus d'une autre manière. Je me souviens de comment il a fallu prendre sur moi pour - enfin - commencer à ouvrir la porte aux autres, et me rendre compte que plus j'ouvrais et moins ça devenait dangereux.

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