Differences

Publié le par miss link

I look at him sitting across the table.

He is different.

Another gender, another skin color, another way of dressing.

Other interests, another way of looking at the world.

It used to scare me. Upset  me even.

Now I quite like it. I like the way his freckled skin shines beside my dark skin. The way he burns in the sun when the golden rays barely seem to touch me. I like how we disagree about the state of the world, while he drinks his coffee short and back, and I drink mine large, with cream and sugar. He thinks everything is getting worse every day and politicians are all rotten. I think there are miracles happening every day and I couldn't care less about politics. I love foreign subtitled movies, he hates them, and loves watching tennis, pool and rugby. We need two television sets for that reason.

Yet when he looks at me, I see something tender in his eyes, something soft  and smiling. It makes my heart melt.

I love his difference.

 


 

"De toute façon t'es qu'une pédale!" Fort de cette déclaration, le petit dur de la classe fit un sourire narquois, ponctué d'un "pé-dale, pé-dale" scandé et bien senti, puis il se tourna et courut vers sa prochaine victime.

Nicolas rentra la tête dans les épaules. Il ne savait pas bien ce que l'insulte voulait vraiment dire, mais il sentait bien que c'était quelque chose de méchant. Peut-être quelque chose en rapport avec comment il se sentait à l'école. Incompris. Différent. Il n'avait pas les même intérêts que les autres garçons de sa classe, et les discussions entre garçons l'ennuyaient. Il se sentait mieux à traîner avec sa grande soeur, Nathalie, mais elle était populaire et lui ne l'était pas alors elle ne le laissait pas s'approcher d'elle et de son groupe à l'école. Ce n'est qu'une fois à la maison, à l'abri dans sa chambre, qu'elle l'écoutait et le consolait. Nicolas fourra rageusement les mains dans ses poches et shoota dans un caillou. Décidément il aimait de moins en moins l'école. Il s'y sentait seul, inadéquat, en décalage, sans bien comprendre sa différence par rapport aux autres garçons. C'était comme  s'il était né sans le gène de la relation sociale. Condamné à errer  seul, à  l'écart. Cette pensée lui tira les larmes des yeux, et à ce moment là, la cloche retentit: c'était l'heure du cours  de sport, cours que Nicolas détestait. Le plus lentement possible, il prit son sac de sport et se dirigea vers les vestiaires du gymnase où il essuya, une fois de plus, les commentaires et  quolibets des autres sur son physique de gringalet.

Il soupira, essaya tant bien que mal de ne pas écouter, et se changea le plus vite possible.

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