Fairy tales / Contes

Publié le par miss link

Un début de conte

 

Il était une fois dans un beau pays plein de sourires, un grand, très grand dragon.

Ce dragon était très très seul et malheureux parce que tous les preux chevaliers du royaume avaient tué ses congénères, et il était resté seul. Il commençait à devenir vieux, et se demandait bien comment il allait finir ses jours, vu qu'il n'y avait personne pour l'aider.

Il commençait déjà à avoir les dents qui se déchaussaient – il en avait déjà perdu quelques unes en mangeant du pain, sa vue n'était plus bien bonne, et il aurait eu besoin de lunettes pour lire. Son dos lui faisait mal, et il avait du mal à cracher assez de feu pour allumer sa cuisinière à gaz. Il se sentait tout rabougri, ses ailes devenaient flétries, et son moral était dans ses chaussettes.

Alors un beau jour, il décida de sortir de chez lui.

Il habitait dans une grotte très spacieuse et très sombre, illuminée par des lampes à gaz et des bougies. Il faisait frais dans la grotte l'été, et il arrivait à calfeutrer les issues assez bien pour avoir assez chaud l'hiver.

Ce jour là, il faisait beau et assez chaud. On était à la fin du printemps, et les oiseaux semblaient faire la fête et participer au concours de la plus belle chanson. Le soleil était éclatant, et le grand dragon dut mettre sa patte devant les yeux pour se protéger de l'éblouissement. Mais bien sûr, avec la patte devant les yeux il ne voyait pas où il allait, et du coup il ne vit pas la racine du chêne qui dépassait, et s'étala de tout son long.

Sa mâchoire affaiblie heurta une autre racine du grand chêne, et il senti une dent s'éjecter de sa bouche. Le grand dragon plissa les yeux de douleur, et resta un moment étendu sur le ventre, la mâchoire sur la racine de l'arbre. Il se dit à quoi bon.

Mais à ce moment là, une petite fille aux boucles cuivrées s'approcha de lui.

« Tu as mal, grand dragon? » elle demanda d'une voix aigüe et innocente.

Le grand dragon ouvrit les yeux d'un coup, et esquissa un sourire avec sa grande bouche à moitié édentée. Il avait l'air pathétique, et la petite fille, prise de pitié, lui caressa doucement le dessus de la tête.

 

 

 

Fragment of a fairy tale.

 

Once upon a time, in a far away kingdom, lived a swan.

It was a black swan, with a silver crown on his head, for he was king over land and waters.

His country was called country of the black moon. They celebrated and honored all the phases of the moon, and had particularly big feasts on new moon nights.

The black swan, whose name was Solomon, had a best friend: a grayish swan, named “the Fool”, who was the best story teller the earth had ever carried.

The Fool liked provocation. His feathers were never shiny and well groomed like the others, he always looked scruffy and rough, and there was often a strange spark in his eyes that scared most people away. But Solomon loved him. They had grown up together, played the same games, and laughed at the same jokes. The Fool helped Solomon to stay light and wise and full of humor, while Solomon helped the Fool to keep his feet on the ground.

The Fool had always known how to tell a joke, or a story. People could listen to him for hours on end, and he never tired of speaking. He could speak for hours, days even, without even drinking or eating. It was as if telling stories gave him energy, strength and power.

 

 

OK so today was a fairy tales day. I can feel energy in both stories, and could continue them both. They are fun to write. It's funny the way the more I write, the more I have things to write about. Woohoo!!!

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